Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /2009 18:25


REVUE BORBORYGMES
                                     REVUE DE LITTERATURE ET D'IMAGES



Deux numéros de la revue Borborygmes arrivent en même temps que Jacques, le facteur, dans les locaux du MBC. Une lettre les accompagne. Voyons un peu de quoi il retourne...
Un certain Julien Derôme nous souhaite de prendre du plaisir à la lecture de ces deux exemplaires de la revue. Et puis rien. Il n'éxige pas, comme la plupart, que nous rédigions un merveilleux billet pour ses merveilleux textes, il ne joint pas, comme la plupart, son interminable CV faisant mention des innombrables publications à compte d'auteur qui jalonnent sa carrière d'ECRIVAIN, il ne parle pas de lui... quelque chose nous dit que cette revue est intéressante.
Je suis pour ma part assez séduit par le format "poche arrière de jean" de la revue, par sa couverture noir et blanc épurée, sobre mais singulière, de bon goût... Il y a une forme d'humilité dans ce format pratique, dans cette présentation esthétique, beaucoup d'intelligence en tout cas. Je me mets les deux exemplaires de côté.
Il est tard, la journée est plus que morte, je suis fatigué mais il me reste - J'avais complètement oublié - deux numéro d'une revue à lire, je m'y colle en me disant qu'il y a toutes les chances pour qu'une nouvelle fois je sois déçu par un cadeau dont l'emballage me faisait miroiter le joujou rêvé. Borborygmes... petits gargouillis intestinaux, je vais m'amuser.
Hou Hou Hou... ça commence fort ! La dépêche assassine de Cécile Brisson, page 4. Dépêche assassine ! Je m'attends à beaucoup d'humour, de sarcasmes, d'originalité, au genre de texte qui gifle et qui fait mouche sauf que... C'est d'un "mou" ! Cette chère Cécile Brisson n'assassine rien, si ce n'est elle-même ( ça s'appelle un suicide ) ou la revue ( ça s'appelle un meurtre ). Selon la dépêche Rachida Dati a été retrouvée morte, lardée de coups de couteau, dans un salon de l'hôtel Ritz ( ça m'aurait fait sourir si ça s'était passé dans une chambre d'un hôtel Formule 1 ). Et patati et patata pour terminer par LA phrase qui tue : " Un homme ayant requis l'anonymat a demandé la garde de la fille de Rachida Dati, dont il revendique la paternité." ( Ca m'aurait fait sourir s'il s'était agit d'une éprouvette ). Mais bon...
Déception. J'avale une gorgée d'eau fraîche et poursuis sans grande conviction la lecture de la revue.
Et je peux vous dire que j'ai bien fait !
Aprés cette fâmeuse page 4, et jusqu'à la dernière ( 47 ), je me suis régalé. Les courts textes déroutants de Karine Macarez se dévorent les uns aprés les autres. Ca tombe juste, c'est agréable, sans fioritures ni "sur-écriture", ce n'est pas génial mais peu importe puisque ça procure du plaisir au lecteur.
Poème de Gilles Bizien sur une belle et énigmatique photographie noir et blanc. De la poésie, fallait oser. Même sentiment de plaisir que celui éprouvé précédemment, je poursuis.
Texte intitulé "Sur la voie" d'un certain Julien Derôme, ça me dit quelque chose... Ah oui ! Le type de la lettre.
Mon coup de coeur. Je téléphone à mes amis du MBC pour leur annoncer que je m'apprête à écrire un billet sur la revue Borborygme : "Il faut en parler, un numéro coûte quatre euros... ça les vaut trés largement !"
Oui, j'ai particulièrement apprécié la plume de Julien Derôme, surtout cette manière discrète qu'il a de provoquer les fulgurations.
Suivent des poèmes signés Jacques Houssay et Véronique Sauger. Le plaisir de lecture reste intact et je continue de me dire que l'exploit consiste à laisser penser que les poètes ne sont pas morts...
Page 22, déjà. Une chanson signée Robin Czarniak. J'avoue que j'ai éprouvé quelques difficultés à appréhender le texte, fixé sur l'idée qu'une chanson sans musique ça n'a pas de sens. Mais quelques instants aprés le point final la musique est venue, elle était là qui attendait entre les lignes.
Texte de Mathieu Germe, déconcertant et original. De Michela Orio, autre coup de coeur, ça commence à faire beaucoup. Texte de Bernard Lefort, légère déception - L'auteur semble se regarder écrire, ça se sent, se ressent. Mais peut-être que le niveau général de la revue me pousse à trouver "une déception" afin de ne pas ressembler à une adolescente face à la lettre d'amour mièvre de son petit amoureux.

Cette revue ne coûte que quatre euros ( 4 euros ! ). Autrement dit, pour la qualité de littérature qu'elle propose, il s'agit d'une somme dérisoire ( Quand on songe que des gens dépensent 21 euros pour acheter le dernier Musso, alors qu'ils pourraient acquérir 4 numéros de la revue Borborygmes... Personnellement, ça m'attriste.)
Alors voilà ce que je vais faire : Tout simplement vous communiquer l'adresse qui vous permettra de contacter les gargouilleurs intestinaux, et vous inviter à leur commander un ou deux ou trois ou... numéros de leur revue.


Borborygmes/Quelques Mots, 104 bis rue Pelleport, Paris XXème ou,
revueborborygmes@gmail.com


Par Lucian Durden
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Très alléchant tout ça! 4 Euros, en plus, c'est même pas le prix d'une pinte de Guiness! Peut-être qu'il faudrait que je boive moins en ce moment, et que je lise plus... Dommage que la revue n'ait pas un site web où on pourrait lire quelques extraits des textes. Ca pourrait provoquer, comme on dit en com', un bon effet d'appel!
Commentaire n°1 posté par Demian le 31/08/2009 à 18h00

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Marie vous propose

  • je suis trés à cheval sur les principes. Sedaris
  • L'histoire d'un mariage ; Andrew Sean Greer
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus